05/12/2010

Délivrance

délivrance.jpgTitre : Délivrance

Auteur : Jacques Degeye

Année de sortie : 2010

 

L'AUTEUR 

Jacques DEGEYE : professeur, secrétaire communal : à la retraite ;

place la littérature au-dessus de tout ;

auteur de : Le monde de Jonathan ou le cercle infernal (Éditions ARTÉSIS), 2006.

 Meurtre en Ardenne (Éditions Éole), 2008.

 

2. LE LIVRE : « DÉLIVRANCE »

 

2.1. Nouvelles et poèmes consacrés au suicide. Notamment un très beau poème éponyme.

2.2. Des héros et des héroïnes attachés avant tout à leur liberté.

2.3. Leur évocation littéraire porte sur leur vie autant que sur leur mort. Des existences passionnantes.

2.4. Dialogues d'outre-monde. Par exemple entre Romain Gary et Nicolas de Staël; Diane Arbus (photographe américaine) et Francis Bacon (peintre); Michael Appelbaum, Sirius et Patty Schoenberg (fiction)...

2.5. Dans le 13e texte, l'évocation du suicide collectif (apocalypse) glace d'effroi.

 

Jean d'ORMESSON caractérise bien mon propos. Les lignes suivantes sont extraites de l'interview qu'il a accordée à Annick COJEAN du journal Le Monde , le 7 septembre 2010 , p. 20 :

 

« (...) Un journaliste vit en équipe, un écrivain est seul. Ce qui intéresse le journaliste, c'est la vie; l'écrivain est plus proche de la mort.

Le temps, surtout, fait la différence. Le journaliste est tout entier du côté du temps qui passe et de l'urgence. L'écrivain est tout entier du côté du temps qui dure et de l'éternité. Si possible. (…) »

 

LES PERSONNAGES :

 

Les personnages de fiction côtoient les ombres d'Ernest Hemingway, Henry de Montherlant, Romain Gary, Gérard de Nerval, Hugo Claus, Stefan Zweig, Walter Benjamin, Marina Tsvetaeva, Virginia Woolf, Arthur Koestler, Marilyn Monroe, Romy Schneider, Dalida, Vincent Van Gogh, Nicolas de Staël, Yukio Mishima, Primo Levi, Jean Améry... Des dialogues inattendus se nouent.

 

 

 

UN EXTRAIT :

 

 « (…) Vanessa était une femme libre. Elle exerçait une profession exaltante, le métier de mes rêves : reporter. Avec elle, j'allais enfin changer de vie. Je le vivais déjà dans ma tête ! Puis, coup de tonnerre ! Un soir, rentrée d'une enquête dans les pays baltes, éreintée et cassante, Vanessa refusa tout net que je me reconvertisse dans le journalisme. On n'abandonne pas la proie pour l'ombre !, décréta-t-elle. Elle ne valait pas mieux que mes vieux. J'étais effondré. Je ne le montrai pas. Et, comme un malheur n'arrive jamais seul, je ne vis plus Daisy qu'à la sauvette : une vengeance supplémentaire de sa mère. Je ne répliquai pas. Je passai de plus en plus de nuits blanches. Mais il me restait l'école. Comme à chaque fin d'année scolaire, j'évoquai l'histoire de Primo Levi. Il me sembla voir, pour la première fois, de la lassitude sur le visage de mes étudiants. (…) C'en était trop. (…) »

16:25 Écrit par Céline pour CDL | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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