08/09/2010

Clairs de Lune et Vers de Gris sur Lesse

couv_clairdelune.jpgTitre : Clairs de Lune et Vers de Gris sur Lesse

Auteur : Dany Jamotte

Année de sortie : 2010

Le titre et le poème de tête expriment à eux seuls l'attachement "radiculaire" de l'auteur à ses terres natales et à la rivière qui les traverse. Plusieurs textes chantent l'ardenne et les "pays", Redu, le village du livre et ses atmosphères, la Lesse et ses rives bruissantes de légendes : "De Lesse et d'émois", "Saisons", Noël sur mes terres", "Un de chez nous"...

Mais avec l'inspiration vagabonde pour seul guide, sous forme de flashs, artefacts ou autres semi-torpeurs, d'autres mondes, d'autres sensibilités sont courtisés, au hasard des traumas consentis dans un subconscient pourtant palpable : "Idylle à la lune", "I comme Icare", "Nuées", "Patati et patata"...

 Des sentiments plus noirs aux relents nauséabonds traversent aussi quelques textes : "Du vent, des rubans", "Viols en sablier", "Biotopsie"...

Enfin, quelques poèmes relèvent de l'inspiration pure, en écriture quasi automatique, où l'auteur a la vague impression de n'être que l'instrument poétique d'un plus vaste dessein; dessein qui néanmoins le ravit !: "La rose et l'abeille", "Trois cheminant", "Patati et patata"...
 
 Cerise sur le gâteau : les illustrations d'André Colpin et José Léonard qui enluminent, magnifient l'ouvrage !

 L'auteur(pseudo : tchitchou)

Né en 1956 à Redu, village du livre et de l'espace, village d'Omer Marchal et Noël Anselot, auteurs dont le renom a franchi bien des frontières...

 

Etudes classiques puis premières sueurs dans l'entreprise familiale de construction...pour finalement se retrouver hébété dans un ministère d'austère réputation...(toujours ce destin contrarié...) d'où journées glabres... . La vraie vie, celle qui draine passions et lumières se passe...la nuit ! Mais les excès..nuisent! et les écrits restent au fond des tiroirs, ôtés de là, un jour, par on ne sait qui...mais il reste beaucoup d'esquisses, beaucoup de flashs, beaucoup d'inachevé. Qu'importe ! L'auteur ne se met à table que quand il est "chaud", quand tout en lui l'attire inexorablement vers la page où seuls quelques mots garnissent le blanc, ébauche qui deviendra peut-être poème fini, mais sont-ils jamais finis ? sa seule crainte : refroidir trop vite avant que d'en terminer un aimable repas!

09:34 Écrit par Céline pour CDL | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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