20/06/2008

La paix des papillons


escanear0004.jpgTitre : La paix des papillons

Auteur :Michèle Machado

Date de sortie : février 2007


Résumé

 

En ce temps là, la terre se trouvait plongée dans une des étapes les plus sombres de son histoire.

Les hommes avaient atteint un niveau technologique brillant. Malheureusement, ils avaient aussi conçu toutes sortes d’armes sophistiquées capables de causer la mort à grande échelle.

La guerre affligeait de nombreux pays et des milliers de personnes succombaient jour après jour, victimes de la violence et du terrorisme.

La famine ravageait le monde pauvre tandis que le monde riche dépensait des fortunes pour lutter contre l’obésité de ses populations.

Dans leur obsession pour le pouvoir absolu, la richesse et la puissance, les pays avaient oublié le plus important, les valeurs fondamentales, piliers indispensables de la dignité humaine.

La justice, la tolérance, la paix, n’intéressaient plus personne.

Il s’agissait d’une ère dominée par les grands poisons de l’égoïsme, l’ignorance et la colère. Cependant, le miracle fut possible, grâce à quelque chose apparemment imperceptible comme le battement des ailes d’un papillon, mais dont les répercussions réussiraient à transformer la terre.

Voila comment s’unirent, luttèrent et gagnèrent les tout petits.

Voila le récit de ce que l’on appellerait un jour la paix des papillons…

Commentaire

J’ai écrit cette histoire en pensant principalement aux enfants, mais beaucoup d’adultes devraient la lire.

Une fois de plus je me révolte contre la guerre, la violence, et la haine. J’y expose mon idéal de non violence, de fraternité, et de paix et l’utopie d’un monde meilleur où toutes les religions et croyance et tous les êtres humains vivraient en parfaite harmonie.

Il est bon de rêver…

 

Extrait ( 1er Chapitre)

 

Paloma volait dans l’air glacé du crépuscule.

Elle volait au dessus de la mer, et sa silhouette resplendissante, baignée par la lumière de la lune, glissait sereine dans le silence et l’obscurité.

Il y avait longtemps déjà qu’elle avait entrepris son vol et son corps le lui rappelait douloureusement: ses ailes crispées commençaient à peser comme le plomb et la fatigue troublait son esprit.

Elle continuait néanmoins son voyage, coupant le vent de ses ailes brillantes étendues, luttant contre le froid et la solitude, contre le temps qui volait bien plus vite qu’elle.

 

Il lui restait encore un long chemin à parcourir avant d’arriver à son but, et elle comprit qu’il lui fallait dormir un peu. Elle se sentait épuisée.

Elle regarda attentivement le ciel pour fixer sa route, en se guidant par rapport aux étoiles, et elle ferma les yeux.

Quand sa vitesse diminua, le rugissement incessant du vent se transforma en un murmure.

Lentement, elle se détendit pour permettre à son corps de s’endormir en vol et elle le laissa planer, les ailes étendues. Sa silhouette majestueuse paraissait suspendue dans l’univers et se détachait, pure et nette sur le ciel étoilé.

Au dessous d’elle, les reflets dorés de la lune scintillaient sur le miroir obscur de l’océan.

Paloma s’abandonna à la fatigue, et se glissa dans les vagues profondes du sommeil, comme dans un nid douillet et protecteur.

Cependant, son âme tourmentée ne réussit pas à trouver le repos. Des images de cauchemars commencèrent à se succéder dans son esprit, des scènes de violence et de douleur, couleur de sang, larmes et tragédie.

Elle tressaillit : les guerres, les attentats et l’horreur ne prendraient donc jamais fin ?

Les évènements des jours antérieurs avaient causé la mort de trop d’innocents, ils l’avaient plongée dans la tristesse, avaient détruit sa joie de vivre.

Son âme était déchirée : trop de malheur, trop de familles brisées…

Son cœur se serra et la douleur l’atteignit de nouveau, rapide et cruelle comme une flèche empoisonnée: la flèche de l’ignorance, le poison de la haine.

Elle se réveilla.

Sa blessure s’était ouverte de nouveau et saignait abondamment. Un faible gémissement s’échappa de son bec.

- Que serait-il du monde si elle n’avait pas la force de finir son voyage ?

Chassant de son âme tourmentée ces sombres pensées, elle réunit ses dernières forces pour se concentrer sur son but. Elle fit taire sa douleur, réussit à l’isoler le plus loin possible, tout au fond de son âme et continua son chemin.

 

Elle vola toute la nuit, et le jour suivant…

Elle traversa de terribles tempêtes et de sombres brouillards, des ciels radieux et des nuages noirs. Elle vola au dessus de mers et campagnes, de villes et montagnes. Elle vola se sachant mortellement blessée, car la mission qu’elle devait accomplir était plus importante que sa propre vie.

Deux jours plus tard, à bout de forces, elle aperçut enfin les majestueux sommets enneigés de l’Himalaya.

Ils étaient réellement impressionnants, et tellement élevés qu’ils paraissaient se perdre dans les nuages. C’est pour cela qu’on les appelait « les piliers du ciel ».

Paloma contempla la montagne la plus haute du monde dans toute sa splendeur et sût qu’elle était presque arrivée…

Le spectacle grandiose des cimes blanches se découpant sur un ciel d’un bleu marine presque irréel l’émut. Maintenant, elle avait du mal à respirer.

Elle se trouvait dans l’ Hima Alaya, nom qui signifiait le « pays des neiges éternelles »

L’altitude était tellement incroyable, l’air si pur et glacé que ses poumons lui faisaient mal. Elle survolait le toit du monde…

Jamais colombe n’avait volé si haut, ni pendant si longtemps.

Aucun oiseau n’aurait supporté ce voyage, mais elle savait qu’elle était sur le point de réussir.
Il faut dire aussi qu’il ne s’agissait pas d’une colombe ordinaire et que le motif de son voyage méritait tous les sacrifices.

Paloma contempla du haut du ciel les lacs turquoise, les étranges vallées tibétaines, les plateaux rocheux, et les monastères comme suspendus dans les montagnes.

 

Le grand voyage n’avait pas encore terminé.

 

 

 

 

 

15:12 Écrit par Céline pour CDL | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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